Les Rickshaw Wallahs
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. Mahatma Gandhi
Les «Rickshaw Wallahs»
sont des hommes exploités, soumis à une espèce de mafia locale
et (bien entendu) maltraités.
Jamais respectés en tant qu'êtres humains
car faisant partie de la caste des «parias».
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Mon hommage à mon rickshaw-wallah Béatrice
On est bloqué dans un embouteillage, en pleine côte, et c’est à nous de reculer ! Alors, juchée sur mon siège, je m’insurge, il se retourne, me sourit et me dit que c’est OK. Ses muscles se tendent et il repart en danseuse. Il fait une chaleur à crever, son visage suinte.
Mais où trouve-t-il la force de pédaler ? D’avancer ? De sourire ? Il m’impressionne !
Il a cette dignité que seuls les «humbles» peuvent avoir.
Il est originaire du Bihar (un des états les plus pauvres de l'Inde). Il vit seul ici, sa famille étant restée là-bas. Il fait partie de la caste des «dalit», il est analphabète. Il n’est pas propriétaire de son cyclo qu’il loue 40 roupies par jour à une compagnie (l’équivalent de 4 à 6 courses).
Une véritable petite «mafia»
(«La Cité de la Joie» de Dominique Lapierre n’a rien d’un roman fantaisiste).
Cet homme n’est jamais respecté en tant qu’être humain. Un rickshaw-wallah a toujours tort ! Une priorité brûlée, un mauvais parking sont sujets à violences physiques, même de la part de la police.
Il est tout en bas de l’échelle sociale, il ne se rebelle pas.
Il a pourtant un travail éreintant : sous la pluie, dans le vent, dans le froid ou pendant les fortes chaleurs, il pédale. Il pédale 12 heures par jour, 7 jours sur 7 pour quelques roupies.
Alors, la nuit, il se joint aux autres et pour oublier ses muscles douloureux, les coups, les insultes, sa famille lointaine, il boit. Il boit cet alcool qui explose la tête et il s’endort tout doucement sur son rickshaw en rêvant à des jours meilleurs...
Je ne fais pas la soeur Béatrice de Delhi,
j'essaie juste d'ouvrir quelques abris avec douches où ils peuvent se reposer (ils dorment dehors) et se laver.
Je profite de la notoriété relative de mon agence de voyages pour sensibiliser mes clients à ce sujet, mais je ne suis pas encore Nouvelle Frontière. Il existe ici plein d'ONG défendant ou aidant les enfants, les femmes maltraitées mais personne ne s'est penché sur ce problème. Donc, en attendant d'avoir un Kouchner qui passe par ici, j'aurais besoin de votre savoir-faire. Il faudrait que je «torche» (excusez l'expression triviale) un site web et référencement en un temps record. Est ce que la communauté Utilisable peut participer à ce projet ? J'ai besoin de vos heures libres (elles sont où me direz-vous !) car pas assez férue en informatique pour un projet cette ampleur.
Merci de votre précieuse aide, je reste à votre disposition pour toutes informations utiles.
J’ai donc, avec mes maigres ressources et les petits dons de mes clients, ouvert un semblant de refuge mais il est trop petit, les douches manquent les tankers d’eau aussi, pour ne pas parler des couvertures l’hiver. Il est évident qu’ils se sont passes le mot et je me suis retrouvée, quand il a fait super froid (pour nous) cet hiver, avec une file de rickshaw wallahs et l’impossibilité de tous les aider. Et ça, pour moi, c’est inconcevable.
Ici, je ne peux pas faire grand-chose au niveau local car je reste une métèque,
je suis «juste» mariée à un indien !
Pas questions de bousculer des us et coutumes centenaires.
J’ai pris contact avec plusieurs organismes, demande au Guide du Routard, Lonely Planet etc… de parler de cette nouvelle association. Personne ne m’a ferme les portes mais à l’ere du tout Internet (on se mail, on bloggue), on me demande si j’ai un site ou quelques choses comme ça.
Evidement, je pourrais le faire seule, mais ça me demanderait trop de temps, je suis fâchée avec les metas et les balises ! Il me faudrait un site bien ficelle, ou on peut trouver toutes les infos (culture indienne, la vie des wallahs, comment les aider etc…) et un référencement digne de ce nom pour que ce site se parachute en trois coup de cuillères a pot en première page chez Monsieur Google.
Avec ce site, je peux faire des liens sur les miens, chez toutes les personnes que j’ai contacté (blogs voyages, Guide du Routard…) afin de recevoir des dons pour faire avancer ce truc et qui sait, j’aurais peut être la chance d’être contactée par un French Doctor qui se chargera de mener a bien et a grande envergure cette initiative.
N’avoir que son âme est un peu court pour un tel projet !
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